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Solutions pour éviter des faillites en cas de championnat avec une limitation de spectateurs

Je continue ici une discussion débutée sur Twitter avec Claude Lavanchy:

https://twitter.com/ClaudeLavanchy/status/1299268467170963456

"Emprunter OK mais tu rembourses comment si pas de revenus? Et même si tu empruntes 1 ou 2 M, tu paies le salaire des joueurs et des autres employés du club durant 2 ou 3 mois et après, tu fais quoi? T'as une dette et pas moyen de la rembourser."

Emprunter à 0% auprès de la Confédération pour éviter des faillites, c'est une opportunité qui n'est pas donné à tout le monde. C'est normal que ces emprunts doivent être rembourser. J'imagine que les remboursements pourront se faire sur les 10 prochaines années, en gros, il suffit au club de diminuer de 15% la charges salariales des joueurs pendant les 10 prochaines années pour être capables de rembourser l'emprunt en totalité. Pour rappel, on estime que la salaire salariale supplémentaire dû à la limitation à 4 licences étrangères d'environ 30%.

"Négocier avec les joueurs OK mais ils ne sont pas obligés d'accepter! Et même s'ils acceptent une diminution de 10 ou 20%, tu ne règleras pas le problème, tu le retarderas. Et dans un club, il n'y a pas que le personnel sportif, il y a les autres. Tous n'ont pas les moyens"

Les joueurs n'ont absolument aucun intérêt à voir les clubs tomber en faillite. Des discussions en toute transparence doit être établi entre les dirigeants et les clubs pour trouver la meilleure solution pour tous les partenaires. Evidemment que la situation est différente entre le top défenseur suisse et le jeune qui sort de l'académie ou l'assistant au bureau. Il est évident que cette épidémie va engendré des dégâts et c'est très regrettable. Le but est de les limiter au maximum afin d'éviter des faillites.

On l'a vu dans le foot (LS). Auparavant, ils signeront un document où ils s'engagent à ne pas se piquer des joueurs... et profiteront de revoir certaines règles (salary cap, nombre d'étrangers, etc). Le problème, c'est la réaction des sponsors, des supporters, d'UPC, etc. Simplement, les clubs attendront la fin de la pandémie pour renaître de leurs cendres et pendant ce temps leur personnel sportif et administratif et autre seront au chômage. Les créanciers ne seront pas remboursés, faudra resigner les contrats et pas seulement ceux de sponsoring.

En se séparant de la fédération, la NL est dans une réorganisation total. Nous savons qu'il existe des discussions sur le fair-play financier, le nombre de licences étrangères, la fermeture de la ligue, etc.

Au niveau de la réaction des sponsors et d'UPC, je trouve que l'image d'enfants gâtés d'exiger de la part de la Confédération des subventions et des possibilités de réunir un grand nombre de supporters malgré l'épidémie catastrophique. 

Grâce aux généreux prêts de la Confédération les clubs ont l'opportunité d'éviter des faillites malgré la situation dramatique vécue par toute la population. Ils doivent trouver des solutions pour traverser cette crise et proposer un produit encore plus existant à l'avenir. 

Il n'y a que 2 solutions possibles: celle que j'ai énumérée et celle d'autoriser minimum 75% de la capacité des places assises de chaque patinoire. Je ne vois pas les clubs et tous les propriétaires/actionnaires accepter de jouer pour perdre, chacun, des millions.

Je ne trouve pas ta première solution, désolé.

Autoriser 75% de la capacité alors que personne ne sait ce qu'il adviendra dans le futur avec l'épidémie est absolument impossible.

Les clubs perdront bien plus de millions en refusant d'organiser un championnat plutôt qu'en cherchant des solutions.

 

 

 

Ce que tu dis est intéressant mais très théorique et surtout tellement loin de la réalité économique dans ce bas monde. Tu verras que rien ne se passera comme tu le proposes.

Juste un exemple: tu affirmes que les joueurs n'ont aucun intérêt économique à ce que les clubs partent en faillite. Ce n'est que partiellement vrai. Ils savent très bien (ou leurs managers) que même si les clubs partent en faillite, ils renaîtront à la fin de la pandémie. Pourquoi accepter une baisse de contrat au-delà de Noël? Et les joueurs qui sont en fin de contrat en avril 2021, tu crois qu'ils vont accepter? Selon mes infos, dans tous les clubs où une baisse de salaire a été acceptée, elle est très limitée dans le temps. Max. 3 mois depuis le 1.8. En +, les joueurs étrangers ne sont pas tous concernés. Tu penses sérieusement qu'un gars comme Omark ou les mercenaires qui se sont engagés récemment dans un club suisse vont accepter une baisse de salaire 1 mois après leur arrivée? Faut rester sérieux!

Citation de Claude le 28/08/2020, 12:03

Ce que tu dis est intéressant mais très théorique et surtout tellement loin de la réalité économique dans ce bas monde. Tu verras que rien ne se passera comme tu le proposes.

Juste un exemple: tu affirmes que les joueurs n'ont aucun intérêt économique à ce que les clubs partent en faillite. Ce n'est que partiellement vrai. Ils savent très bien (ou leurs managers) que même si les clubs partent en faillite, ils renaîtront à la fin de la pandémie. Pourquoi accepter une baisse de contrat au-delà de Noël? Et les joueurs qui sont en fin de contrat en avril 2021, tu crois qu'ils vont accepter? Selon mes infos, dans tous les clubs où une baisse de salaire a été acceptée, elle est très limitée dans le temps. Max. 3 mois depuis le 1.8. En +, les joueurs étrangers ne sont pas tous concernés. Tu penses sérieusement qu'un gars comme Omark ou les mercenaires qui se sont engagés récemment dans un club suisse vont accepter une baisse de salaire 1 mois après leur arrivée? Faut rester sérieux!

Je n'ai pas la prétention d'énumérer des solutions qui vont être mis en place. Les prédications, c'est pas ma tasse de thé.

Il est bien entendu que les solutions que j'énumère sont limité par les informations à disposition (qui sont très maigres).

Les joueurs ont tout intérêt à trouver une solution. En cas de faillite, ils risquent de perdre la grande majorité de leur salaires pour la saison en cours. Alors qu'en acceptant une proposition raisonnable et viable, il toucheront un salaire correspondant aux revenus que les clubs ont pu obtenir.

Encore faut-il trouver une volonté chez les clubs, les agents, les joueurs, les médias, les sponsors et les spectateurs...

 

Ma 1ère solution est sur twitter:

Emprunter OK mais tu rembourses comment si pas de revenus? Et même si tu empruntes 1 ou 2 M, tu paies le salaire des joueurs et des autres employés du club durant 2 ou 3 mois et après, tu fais quoi? T'as une dette et pas moyen de la rembourser. Négocier avec les joueurs OK mais ils ne sont pas obligés d'accepter! Et même s'ils acceptent une diminution de 10 ou 20%, tu ne règleras pas le problème, tu le retarderas. Et dans un club, il n'y a pas que le personnel sportif, il y a les autres. Tous n'ont pas les moyens. Il y a aussi d'autres frais élevés: assurances, impôts des joueurs étrangers, location de la patinoire, matériel, etc. Ce qui arrivera: les clubs vont se déclarer en faillite. Après, peut-être qu'ils renaîtront sous un autre nom, les mouettes de Geneve par exemple. On l'a vu dans le foot (LS). Auparavant, ils signeront un document où ils s'engagent à ne pas se piquer des joueurs... et profiteront de revoir certaines règles (salary cap, nombre d'étrangers, etc). Le problème, c'est la réaction des sponsors, des supporters, d'UPC, etc. Simplement, les clubs attendront la fin de la pandémie pour renaître de leurs cendres et pendant ce temps leur personnel sportif et administratif et autre seront au chômage. Les créanciers ne seront pas remboursés, faudra resigner les contrats et pas seulement ceux de sponsoring. Malheureusement, ce n'est pas 100% de la fiction! C'est une possibilité d'évolution de la situation.

Ok, j'avais pas compris que ta première solution était les faillites.

La ligue et les clubs ne parlent que de ça pour faire pression et obtenir des limitations à 75% afin de couvrir intégralement leur frais.

Je pense que c'est suicidaire, cela serait dégueulasse pour les joueurs et salariés des clubs et donnerait une image exécrable aux sponsors, médias et public. Maintenant, je suis bien incapable de prédire s'ils en sont capables.

Pour le reste, j'ai déjà répondu, une solution parmi d'autres pourrait être un mélange d'emprunt à 0% avec la Confédération, une négociation raisonnable et acceptable des salaires avec les joueurs durant la période de limitation de spectateurs et un remboursement sur les 10 voir 20 prochaines années.

Bref, un sujet qui ne fait que commencer alors que tout le monde sait depuis mars (6 mois) que cela risquait d'être d'actualité pour la reprise. Un amateurisme à faire tomber les chaussettes....

 

 

https://twitter.com/FrRossier/status/1301433248212549632

Certains clubs ont déjà pris des mesures, mais vu l'incertitude, il est difficile de reprocher aux autres de ne pas avoir agi. Le modèle sportif suisse se base essentiellement sur le sponsoring, la billetterie et la restauration. Sans eux, il est impossible de tourner

 

De quelles mesures parlez-vous ?

Gérer une entreprise ou une vie c’est faire face à l’incertitude. Est-ce qu’il y plus de certitude aujourd’hui qu’il y a 6 mois  ? (pas à mes yeux en tout cas).

 

La baisse des salaires, qui n'est pas évidente à imposer, peut atténuer un peu la chute, mais sinon, quelles sont les solutions? Chaque milieu défend ses intérêts. Le sport pro a besoin d'aide. Il la réclame. Comme l'aviation, la presse ou la culture qui ont reçu du soutien

Les conditions de ces prêts sont franchement scandaleuses. Comment exiger aux clubs et à la Ligue de se porter garant pour TOUS les autres?

D’autres solutions :

. Prêt de la Confédération : En s’endettant gratuitement auprès de la Confédération, les clubs peuvent éviter les faillites. Avec une gestion saine et raisonnable, particulièrement sur leur masse salariale, ils pourront aisément rembourser la Confédération dans un délai de 10 ans. Les clubs ont choisis de quitter la fédération. D’ailleurs, j’ai un doute que la Confédération ne modifie pas les conditions du prêt suite à cette scission (j’ai n’ai trouvé aucune information à ce sujet). Les clubs de NL se sont totalement désolidarisés de la SL (professionnelle), de mysportsleague (semi-pro) et du sport amateur (ligue inférieure). Je ne connais pas les aides que la Confédération a accordé à l’aviation, la presse, la culture en lien avec le Covid. Toutefois, je trouve parfaitement normal qu’elle exige une solidarité entre tous les clubs pour ces prêts alors qu’ils sont parfaitement capable de faire preuve de solidarité afin de maximiser leur revenus des droits TV (raison principale de la scission avec la fédération).

Salaire des joueurs : Grâce à une discrimination illégale à l’embauche pour des ressortissants européens, les salaires des joueurs suisses sont supérieurs de 30% à la valeur sur la marché européen. Aujourd’hui, certains joueurs suisses gagnent plus d’argent en évoluant en Suisse plutôt qu’en jouant en NHL. Les joueurs ont absolument aucun intérêt que les clubs partent en faillite. Il n’y a pas lieu d’imposer quoi ce soit, mais plutôt de discuter, négocier ouvertement et avec transparence entre deux partenaires (club/joueurs) afin de trouver des solutions viables et raisonnables.

.Redevances TV : UPC est échaudé de n’avoir pas été consulté lors de la décision d’arrêter le championnat la saison dernière. Logiquement, une limitation de spectateurs devraient faire augmenter les revenus des chaînes TV. Avec une discussion ouverte et constructive, il serait possible pour les clubs d’obtenir plus de revenus par ce biais.

.Supporters : Nous savons que les places debout seront transformées en place assise. Les supporters seront derrière leur club afin de les aider à passer ce cap difficile. Il ne me semble pas impossible que les clubs puissent maximiser les revenus de billetterie. En fonction des patinoires, les places debout pourraient être transformées en place VIP.

Il est nécessaire de rappeler que ces clubs génèrent des millions de chiffres d’affaires depuis des décennies et ils ont été incapables de se couvrir du risque d’une épidémie, soit en concluant des assurances, ni en constituant des réserves. Une gestion amateur pour une activité professionnelle.

Pour ma part, je serais choqué qu’une partie de mes impôts soient « donner » aux clubs.

 

De quelles mesures parlez-vous ?

Gérer une entreprise ou une vie c’est faire face à l’incertitude. Est-ce qu’il y plus de certitude aujourd’hui qu’il y a 6 mois  ? (pas à mes yeux en tout cas)

  • Certains clubs, Genève notamment, ont discuté avec les joueurs et déjà pris des mesures sur les salaires des joueurs. D'autres ont travaillé pour réduire les frais dans l'administration.
  • Je suis le premier à dire que le modèle économique des clubs sportifs est assez risqué. Quand il dépend des spectateurs et des sponsors (ou l'inverse) et que ceux-ci disparaissent, il n'est pas évident de se réinventer.
  • L'incertitude est pour tout le monde. Les clubs étaient dans une position d'attente. Tout remettre en question sans savoir si la saison se jouera à huis clos, devant 1000 spectateurs, avec deux tiers de la patinoire ou à pleine capacité n'est pas évident. Les clubs ont élaboré divers scénarios mais il n'y a pas non plus de formule magique

D’autres solutions :

. Prêt de la Confédération : En s’endettant gratuitement auprès de la Confédération, les clubs peuvent éviter les faillites. Avec une gestion saine et raisonnable, particulièrement sur leur masse salariale, ils pourront aisément rembourser la Confédération dans un délai de 10 ans. Les clubs ont choisis de quitter la fédération. D’ailleurs, j’ai un doute que la Confédération ne modifie pas les conditions du prêt suite à cette scission (j’ai n’ai trouvé aucune information à ce sujet). Les clubs de NL se sont totalement désolidarisés de la SL (professionnelle), de mysportsleague (semi-pro) et du sport amateur (ligue inférieure). Je ne connais pas les aides que la Confédération a accordé à l’aviation, la presse, la culture en lien avec le Covid. Toutefois, je trouve parfaitement normal qu’elle exige une solidarité entre tous les clubs pour ces prêts alors qu’ils sont parfaitement capable de faire preuve de solidarité afin de maximiser leur revenus des droits TV (raison principale de la scission avec la fédération).

- Le prêt permet de traverser la crise. Il sera à mon avis inévitable pour beaucoup. La solidarité est un beau concept. Elle existe pour les droits TV, mais si l'on regarde ce qui se passe au foot dans certains pays, elle n'est pas acquis de facto. Les gros - plus regardés, plus suivis - réclament souvent davantage... (A tort ou à raison?). Oui, il sera nécessaire de faire des économies sur la masse salariale pour rembourser. Mais cela ne se fait pas en un claquement de doigts, c'est plutôt sur le long terme, lors du renouvellement des contrats ou des futurs transferts que les clubs devront faire attention.

- Le principe de solidarité pour les prêts me paraît risqué. Je ne suis pas un spécialiste, mais admettons qu'un club est en gros difficulté, qu'il contracte un prêt, mais que malgré ses efforts, il ne parvienne pas à rembourser. Est-ce normal que tous les autres clubs, qui se sont serrés la ceinture, versent des centaines de milliers de francs, voire des millions, pour sauver le "mauvais élève" et rembourser la confédération?

 

Salaire des joueurs : Grâce à une discrimination illégale à l’embauche pour des ressortissants européens, les salaires des joueurs suisses sont supérieurs de 30% à la valeur sur la marché européen. Aujourd’hui, certains joueurs suisses gagnent plus d’argent en évoluant en Suisse plutôt qu’en jouant en NHL. Les joueurs ont absolument aucun intérêt que les clubs partent en faillite. Il n’y a pas lieu d’imposer quoi ce soit, mais plutôt de discuter, négocier ouvertement et avec transparence entre deux partenaires (club/joueurs) afin de trouver des solutions viables et raisonnables.

- Je suis d'accord avec l'argument ci-dessus. A quel point les joueurs sont-ils responsables de cette situation? Si on propose un salaire X sur une durée Y à qqun (en sport ou ailleurs) comment espéré qu'il accepte avec le sourire une diminution de 30%. Perso, je l'aurais mauvaise. Sans compter qu'il n'y a pas que des millionnaires dans le hockey. Un joueur qui gagne 100000 par an et qui a une famille à gérer se retrouve vite dans la m... si on lui dit qu'il ne gagne plus que 70000. Et 30% sur une masse salariale de 10 mio, cela permet une économie de 3 mio. C'est énorme, mais ça ne sera peut-être pas suffisant...

 

.Redevances TV : UPC est échaudé de n’avoir pas été consulté lors de la décision d’arrêter le championnat la saison dernière. Logiquement, une limitation de spectateurs devraient faire augmenter les revenus des chaînes TV. Avec une discussion ouverte et constructive, il serait possible pour les clubs d’obtenir plus de revenus par ce biais.

- A ce niveau-là, je pense que les clubs ont eu énormément de chance avec le dernier contrat TV. Ils vont moins recevoir à l'avenir. Et vu le petit nombre d'abonnées, même avec une augmentation des téléspectateurs, cela ne remplira pas les caisses des clubs. Ici, on parle au mieux de quelques milliers de francs...

.Supporters : Nous savons que les places debout seront transformées en place assise. Les supporters seront derrière leur club afin de les aider à passer ce cap difficile. Il ne me semble pas impossible que les clubs puissent maximiser les revenus de billetterie. En fonction des patinoires, les places debout pourraient être transformées en place VIP.

  • Et avec les abonnées debout, on fait quoi? La solidarité va un moment. Si un gars a payé un abo à 1500 balles pour 25 matches, va-t-il accepter de ne voir que 15 matches sans compensation? J'en doute. Les temps sont durs pour tout le monde. Et les VIP/sponsors doivent aussi se serrer la ceinture. A Gottéron, les revenus billetteries seront clairement en baisse par rapport au budget pas exemple...

Il est nécessaire de rappeler que ces clubs génèrent des millions de chiffres d’affaires depuis des décennies et ils ont été incapables de se couvrir du risque d’une épidémie, soit en concluant des assurances, ni en constituant des réserves. Une gestion amateur pour une activité professionnelle.

- Encore une fois, qui aurait pu prévoir cela? Quels clubs, tous sports confondus, a contracté une telle assurance. Ces dernières ont même réussi à vendre des packs contre les épidémies, mais qui ne contiennent pas de remboursement en cas de... pandémie!  Les clubs auraient pu/dû constituer des réserves mais qui possède et garde plusieurs millions de côté pendant des années alors qu'il y a la possibilité de renforcer l'équipe ou mieux encore - pour les clubs les plus prévoyants - de structurer le club et tout le mouvement junior? On peut toujours mieux faire, mais je trouve le procès est un peu sévère.

Pour ma part, je serais choqué qu’une partie de mes impôts soient « donner » aux clubs.

  • Moi aussi 😉

Plouf

De quelles mesures parlez-vous ?

Gérer une entreprise ou une vie c’est faire face à l’incertitude. Est-ce qu’il y plus de certitude aujourd’hui qu’il y a 6 mois  ? (pas à mes yeux en tout cas)

François Rossier

  • Certains clubs, Genève notamment, ont discuté avec les joueurs et déjà pris des mesures sur les salaires des joueurs. D'autres ont travaillé pour réduire les frais dans l'administration.

A Genève, selon le communiqué du club c’est une initiative des joueurs et non l’inverse.

François Rossier

  • Je suis le premier à dire que le modèle économique des clubs sportifs est assez risqué. Quand il dépend des spectateurs et des sponsors (ou l'inverse) et que ceux-ci disparaissent, il n'est pas évident de se réinventer.

Je ne vois pas le modèle économique des clubs sportifs plus risqué que d’autres secteurs économiques. 

François Rossier

  • L'incertitude est pour tout le monde. Les clubs étaient dans une position d'attente. Tout remettre en question sans savoir si la saison se jouera à huis clos, devant 1000 spectateurs, avec deux tiers de la patinoire ou à pleine capacité n'est pas évident. Les clubs ont élaboré divers scénarios mais il n'y a pas non plus de formule magique

Gérer une entrerprise c’est prévoir les risques et être prêt à faire face. Il ne s’agit pas de tout remettre forcément en question. Les clubs ont eu 6 mois pour débuter des discussions avec les joueurs, des solutions différentes auraient pu être imaginées et acceptées par exemple avec 2/3 des spectateurs ou 50% ou 1000 ou huis clos. Dans ma compréhension, les clubs ont élaboré divers scénarios avec la conclusion qu’uniquement un championnat avec les 3/4 des spectateurs étaient viables et que toutes autres solutions amèneraient les clubs à la faillite sans chercher d’autres solutions. 

Plouf

D’autres solutions :

. Prêt de la Confédération : En s’endettant gratuitement auprès de la Confédération, les clubs peuvent éviter les faillites. Avec une gestion saine et raisonnable, particulièrement sur leur masse salariale, ils pourront aisément rembourser la Confédération dans un délai de 10 ans. Les clubs ont choisis de quitter la fédération. D’ailleurs, j’ai un doute que la Confédération ne modifie pas les conditions du prêt suite à cette scission (j’ai n’ai trouvé aucune information à ce sujet). Les clubs de NL se sont totalement désolidarisés de la SL (professionnelle), de mysportsleague (semi-pro) et du sport amateur (ligue inférieure). Je ne connais pas les aides que la Confédération a accordé à l’aviation, la presse, la culture en lien avec le Covid. Toutefois, je trouve parfaitement normal qu’elle exige une solidarité entre tous les clubs pour ces prêts alors qu’ils sont parfaitement capable de faire preuve de solidarité afin de maximiser leur revenus des droits TV (raison principale de la scission avec la fédération).

 

François Rossier

- Le prêt permet de traverser la crise. Il sera à mon avis inévitable pour beaucoup. La solidarité est un beau concept. Elle existe pour les droits TV, mais si l'on regarde ce qui se passe au foot dans certains pays, elle n'est pas acquis de facto. Les gros - plus regardés, plus suivis - réclament souvent davantage... (A tort ou à raison?). Oui, il sera nécessaire de faire des économies sur la masse salariale pour rembourser. Mais cela ne se fait pas en un claquement de doigts, c'est plutôt sur le long terme, lors du renouvellement des contrats ou des futurs transferts que les clubs devront faire attention.

J’avoue ne pas connaître les répartition des droits TV en foot. Je pense que le prêt de la Confédération sera évitable pour certains clubs surtout si les conditions de diminution de 20% de la charge salariale est maintenu. Peu de choses se font en un claquement de doigts et il est nécessaire de prendre du temps pour réfléchir, discuter et négocier avec ces partenaires, malheureusement 6 mois vient d’être jeter par la fenêtre.

François Rossier

- Le principe de solidarité pour les prêts me paraît risqué. Je ne suis pas un spécialiste, mais admettons qu'un club est en gros difficulté, qu'il contracte un prêt, mais que malgré ses efforts, il ne parvienne pas à rembourser. Est-ce normal que tous les autres clubs, qui se sont serrés la ceinture, versent des centaines de milliers de francs, voire des millions, pour sauver le "mauvais élève" et rembourser la confédération?

Oui, je trouve bien plus normal que les autres clubs doivent remboursés plutôt que la Confédération avec mes impôts. Les clubs ont fait preuve de solidarité pour maximiser leurs revenus avec la scission avec la fédération. Ils laissent tomber la SL, le sport amateur et la formation. Je trouve ce geste choquant et aucun média en a parlé. Par contre, ces mêmes clubs refusent d’être solidaire face à d’éventuels futurs déficits, c’est à mes yeux totalement incohérent.

Plouf

Salaire des joueurs : Grâce à une discrimination illégale à l’embauche pour des ressortissants européens, les salaires des joueurs suisses sont supérieurs de 30% à la valeur sur la marché européen. Aujourd’hui, certains joueurs suisses gagnent plus d’argent en évoluant en Suisse plutôt qu’en jouant en NHL. Les joueurs ont absolument aucun intérêt que les clubs partent en faillite. Il n’y a pas lieu d’imposer quoi ce soit, mais plutôt de discuter, négocier ouvertement et avec transparence entre deux partenaires (club/joueurs) afin de trouver des solutions viables et raisonnables.

 

François Rossier

- Je suis d'accord avec l'argument ci-dessus. A quel point les joueurs sont-ils responsables de cette situation? Si on propose un salaire X sur une durée Y à qqun (en sport ou ailleurs) comment espéré qu'il accepte avec le sourire une diminution de 30%. Perso, je l'aurais mauvaise. Sans compter qu'il n'y a pas que des millionnaires dans le hockey. Un joueur qui gagne 100000 par an et qui a une famille à gérer se retrouve vite dans la m... si on lui dit qu'il ne gagne plus que 70000. Et 30% sur une masse salariale de 10 mio, cela permet une économie de 3 mio. C'est énorme, mais ça ne sera peut-être pas suffisant...

Cela fait plaisir de trouver un interlocuteur qui est d’accord avec moi sur ce sujet, car j’avoue me sentir très seul sur les réseaux sociaux.

Si on doit chercher des responsables de cette situation, je dirais plutôt les spectateurs avec la complicité des médias. Evidemment qu’il n’y a absolument rien à reprocher aux joueurs de gagner 30% de plus que ce que le marché international lui propose. Il est entendu que la diminution de 30% ou 20% ne doit pas être appliqué de manière linéaire sur tous les salaires et qu’il y a lieu de fixer un salaire minimal pour un contrat pro.

Par contre, aucun joueur n’a intérêt à ce que les clubs partent en faillite. Ils perdraient beaucoup d’argent. C’est en discutant et en négociant un partage des revenus entre joueurs et clubs qu’une solution doit être trouvée.

Plouf

.Redevances TV : UPC est échaudé de n’avoir pas été consulté lors de la décision d’arrêter le championnat la saison dernière. Logiquement, une limitation de spectateurs devraient faire augmenter les revenus des chaînes TV. Avec une discussion ouverte et constructive, il serait possible pour les clubs d’obtenir plus de revenus par ce biais.

 

François Rossier

- A ce niveau-là, je pense que les clubs ont eu énormément de chance avec le dernier contrat TV. Ils vont moins recevoir à l'avenir. Et vu le petit nombre d'abonnées, même avec une augmentation des téléspectateurs, cela ne remplira pas les caisses des clubs. Ici, on parle au mieux de quelques milliers de francs...

Dans des périodes de crises, chaque petite économie et chaque amélioration de revenus sont importantes et peuvent être déterminantes.

Plouf

.Supporters : Nous savons que les places debout seront transformées en place assise. Les supporters seront derrière leur club afin de les aider à passer ce cap difficile. Il ne me semble pas impossible que les clubs puissent maximiser les revenus de billetterie. En fonction des patinoires, les places debout pourraient être transformées en place VIP.

 

François Rossier

  • Et avec les abonnées debout, on fait quoi? La solidarité va un moment. Si un gars a payé un abo à 1500 balles pour 25 matches, va-t-il accepter de ne voir que 15 matches sans compensation? J'en doute. Les temps sont durs pour tout le monde. Et les VIP/sponsors doivent aussi se serrer la ceinture. A Gottéron, les revenus billetteries seront clairement en baisse par rapport au budget pas exemple...

Evidemment que les clubs doivent faire payer les abonnés en fonction du nombre de matchs qu’ils pourront voir. Plutôt que de vendre des billets aux supporters debout, les clubs pourraient obtenir plus d’argent si les places debout étaient transformées en secteur VIP.

Plouf

Il est nécessaire de rappeler que ces clubs génèrent des millions de chiffres d’affaires depuis des décennies et ils ont été incapables de se couvrir du risque d’une épidémie, soit en concluant des assurances, ni en constituant des réserves. Une gestion amateur pour une activité professionnelle.

 

François Rossier

- Encore une fois, qui aurait pu prévoir cela? Quels clubs, tous sports confondus, a contracté une telle assurance. Ces dernières ont même réussi à vendre des packs contre les épidémies, mais qui ne contiennent pas de remboursement en cas de... pandémie!  Les clubs auraient pu/dû constituer des réserves mais qui possède et garde plusieurs millions de côté pendant des années alors qu'il y a la possibilité de renforcer l'équipe ou mieux encore - pour les clubs les plus prévoyants - de structurer le club et tout le mouvement junior? On peut toujours mieux faire, mais je trouve le procès est un peu sévère.

Le procès est peut-être un peu sévère, mais il est une réaction au fait que l’attitude des clubs jusqu’à aujourd’hui est une exigence en terme de nombre de supporter malgré la pandémie avec la menace de faillite pour obtenir des subventions. J’ai lu dans la presse que certains clubs suisses avaient des couvertures d’assurances contre les pandémies. Dans un autre sport, Wimbledon étaient entièrement couvert de ce risque. Il est évident que ce risque était faible. Toutefois, on parle de clubs professionnels qui génèrent des millions de CA chaque année et à priori aucun club n’a de réserves.

Plouf

Pour ma part, je serais choqué qu’une partie de mes impôts soient « donner » aux clubs.

 

François Rossier

  • Moi aussi 😉

Merci