Cette saison, je me suis dit que j’allais tester une petite stratégie au poste de gardien. Jusqu’ici, tout va bien…

Bienne avec Paupe (ici) ou Hiller semble être une bonne option.

Par Grégory Beaud

Chaque année, on peste. «Bon sang, mais pourquoi faut-il choisir deux paires de gardiens? Quel argent gaspillé bêtement!» Et dans un sens, c’est très juste. Au fond, on ne titularise qu’un gardien à la fois et donc une partie substantielle de nos fonds est bloquée chaque soirée de championnat pour «rien».

Depuis que cette règle a été intronisée, je m’énerve à chaque fois. Alors cette année, je me suis dit que j’allais tenter de la tourner à mon avantage. Comment? Deux gardiens «premiums» qui offrent une rotation intéressante tout au long de la saison. Le but de la manoeuvre? Maximiser les matches à domicile et donc maximiser les chances de blanchissage. Car c’est bien là le nerf de la guerre: chasser les blanchissages et les 25 points qui vont avec. Et, éviter les 5-6 buts encaissés et donc les malus assez élevés. Quoi de mieux que des rencontres à domicile pour éviter les malus?

La rotation parfaite

Pour commencer, prenons l’exemple de la saison dernière. Sur les 300 matches de championnat, il y a eu 58 blanchissages. Sur ces 58, 38 ont été réalisés à domicile (65%). L’exemple le plus significatif de la saison dernière? Berne. Avec dix blanchissages, les Ours ont explosé les records. Sur ces dix «jeux blancs», huit ont été conquis à domicile (80%). Partant de ce principe, je me suis dit que cette saison, j’allais tenter d’investir d’avantage à cette position.

Pour commencer, il fallait trouver une combinaison alliant solidité défensive et matches à domicile. Le calendrier étant ce qu’il est, Bienne et Fribourg offrent une alternance très intéressante de matches à domicile et à l’extérieur. Jugez plutôt. Jusqu’au 1er novembre prochain, nous aurons 21 soirées où l’un des deux gardiens sera engagé pour 17 matches à domicile et quatre à l’extérieur. Pendant ce temps, Zoug jouera 16 matches dont 9 à domicile. Si l’on tient compte de la différence de probabilités de blanchissage entre domicile et extérieur, cet écart est significatif et justifie l’investissement.

1,11% de plus

Mais au fait, Est-ce vraiment un si gros investissement? Pas vraiment justement. Prenons la configuration qui doit très probablement constituer la majorité des équipes du jeu: une paire constituée des Zougois et des gardiens de Rapperswil. Le budget de ce duo? 14,0 + 9,0 = 23,0 investis. Cela représente 17,03% de votre budget total. Et dans l’autre cas? Berra (12,0) et Hiller (12,5) vous coûtent 24,5, soit 1,5 de plus que la combinaison Zoug/Rapperswil. Et Zoug ne joue que 25 matches à la maison… Si l’on traduit cette différence en pourcentage, cela nous donne 18,14% du budget alloué aux gardiens.

La question est donc la suivante: est-ce que cela vaut la peine d’utiliser 1,11% de son budget pour jouer la plupart du temps à domicile? Si les statistiques de la saison dernière sont confirmées cette année, je pense que le pari sera payant. Prenons également en compte que chaque but encaissé dès le troisième «coûte» quatre points. Les 12 équipes, la saison dernière, ont encaissé en moyenne 2,49 buts par match à la maison contre 2,93 à l’extérieur. Si l’on enlève encore Davos ou Rapperswil, la différence est encore plus significative.

Bref, je ne vois pas de désavantage à miser sur deux gardiens «prémiums». Mais comme à chaque fois que l’on pense avoir une bonne idée dans ce jeu, la réalité de la glace va nous prouver le contraire. Rendez-vous début novembre pour tirer un premier bilan.

P.S. Je décline toute responsabilité si quelqu’un décide de faire comme moi et se vautre. Cela va sans dire.