La pause de Noël est arrivée en National League, de quoi octroyer un petit break Hockey Manager (HM)? Niet! Comme probablement beaucoup de managers, je ne chôme pas durant cette pause pour préparer la 2e partie de la saison et utiliser au mieux les prochains transferts à disposition le 1er janvier.

 

Ecrit par Mikael Trigo da Silva, joueur passionné par Hockey Manager (pseudo TRIGO_ACE)

 

Les stratégies de transfert vont se succéder des dizaines de fois, il sera tentant de se ruer sur les bonnes affaires et les joueurs en forme du moment. Par le passé, j’ai souvent regretté certains choix et je me suis retrouvé « short » en transfert à l’approche des play-off. Pour palier cela, je vais essayer d’appliquer la méthodologie décrite dans cet article qui fixe d’abord des objectifs/souhaits à long terme (les play-off) pour ensuite déduire mon degré de liberté pour effectuer mes transferts à court terme. Mes objectifs personnels sont de me qualifier pour les play-off dans mes ligues respectives (notamment celle de Cold Facts), d’aller le plus loin possible tout en engrangeant un maximum de points, et de finir dans le top 100 à la fin de la saison.

11 transferts en ligne de mire   

Onze nouveaux transferts seront possibles jusqu’au début des quarts de finale soit quatre le 1er janvier, quatre le 5 février et trois le 6 mars. La plupart des managers vont en profiter – si ce n’est pas déjà le cas – pour peaufiner leur équipe afin d’avoir trois lignes complètes dites fortes. Mon dilemme va être de réussir à renforcer mon équipe tout en anticipant les play-off. Je rappelle que les points des joueurs qui jouent en play-out ne sont pas comptabilisés.

Combien de transfert pour débuter les play-off?

C’est LA question qui revient chaque année: combien dois-je garder de transferts pour les demi-finales sans prendre en compte les deux qui nous seront donnés à la fin des quarts de finale? Il n’y a probablement pas de formule magique, les play-off sont un casse-tête stratégique où le facteur chance joue un plus grand rôle que durant la saison. Cette année, le championnat est tellement serré que nous ne sommes pas à l’abri de voir de grosses équipes éliminées rapidement. C’est pourquoi garder des transferts permet une grande flexibilité pour rester compétitif. D’un autre côté, garder trop de transferts peut péjorer les chances d’engranger le plus de points possible pour le classement de la saison régulière. Alors…combien de transferts je garde?

J’aimerais pouvoir compter sur deux lignes fortes en demies et idéalement en finale. Dès lors, je vais garder trois transferts pour pallier une éventuelle surprise sur mes pronostics des quarts de finale. Sur les onze transferts de départ, il ne m’en « reste » donc plus que huit.

 

Bien analyser son équipe

Les premières tendances se dessinent en National League pour la course aux play-off. En se basant sur les statistiques avancées, il est possible de faire une prévision sur les chances des équipes à atteindre les play-off. Le schéma de Daniel Weinberger ci-dessous illustre ce propos.  Il utilise des données pondérées de la saison en cours pour estimer les forces offensives et défensives de chaque équipe. Il fait ensuite une prévision sur le nombre de points que chaque équipe va atteindre à la fin de la saison.

Ces tendances me permettent de labelliser mes joueurs quant à leur avenir dans mon équipe. Certains joueurs seront, sauf blessure, dans mon « roster » pour les play-off. Les joueurs décevants, blessés ou « sell high » d’équipes de bas de classement, sont quant à eux en ballotage et vont à mesure du possible être transférés tôt ou tard.

 

 

(Source : Daniel Weinberger via Twitter @DanielT_W)

Selon moi, une autre catégorie de joueurs mérite le détour. Il s’agit de ceux dont on ne veut pas se séparer mais qui ont de grandes chances de faire les play-out. Je pense par exemple à Egli, Cervenka, D’Agostini, Pesonen ou même des joueurs majeurs de Berne ou Fribourg. Il est donc important que je garde des transferts afin de finaliser mon équipe avant le début des phases finales. Je possède Loeffel et Egli dans cette catégorie et je vais en garder un en réserve tellement la bataille autour de la barre est rude. Il me reste donc 5 transferts et ceci pour les 18 prochaines journées. En résumé, ça calme certains de mes projets fous qui auraient pu naître lors d’apéro à l’Ancienne Gare à Fribourg

 

Les candidats pour mon équipe

J’ai effectué presque tous mes transferts jusqu’à maintenant avec la stratégie « buy-low sell-high ». Cela m’a permis d’augmenter la valeur de mon équipe de manière significative (200 millions à ce jour). Je pense que ma réflexion va être un peu différente pour la suite. En effet, je ne vais probablement pas miser sur un joueur que je risque de transférer à nouveau dans deux mois. Ce n’est pas forcément un choix évident puisqu’il peut y avoir de bonnes affaires dans les équipes de bas de classement.

Est-ce qu’en play-off vous allez miser sur 2, 3, 4, 5 voire 6 équipes? La stratégie est propre à chacun mais selon moi une certaine diversité est très importante pour aller loin. En partant de ce principe, je vais d’abord cibler les équipes dans lesquelles j’aimerais avoir des joueurs avant de cibler les joueurs eux-mêmes. Sur mes 5 transferts restants, je vais probablement partir sur 2 ou 3 transferts avant début janvier. Étant orphelin d’attaquants biennois, ils seront ma première cible. 

Le calendrier

En plus de toutes mes réflexions, je porte aussi toujours une attention particulière au calendrier avant de faire mes choix. J’ai listé ci-dessous le nombre de match que chaque équipe va jouer pendant les deux prochaines périodes HM.

Il est intéressant de constater que Lausanne va jouer six matches la 1re période contre treize la 2e. Est-ce que ça vaut donc la peine de prendre Jeffrey&Cie en début d’année? Est-ce qu’il faut virer les Lausannois qui sous-performent? Je vais personnellement attendre le 28 janvier avant d’agir et de regretter par la suite mon choix. Cela me permettra aussi de voir si Lausanne va rebondir après leur mauvais mois de décembre.

Les remplaçants

Est-ce que ça vaut la peine d’investir dans les joueurs qui sont sur le banc? Il est clair que durant les soirées avec peu de rencontres cela est bénéfique. En revanche, je trouve très frustrant quand il faut mettre sur le banc un joueur qui va potentiellement faire des points lors des soirées à six rencontres. Si je reprends le calendrier, je constate que 40% des prochaines soirées de National League comporteront cinq ou six rencontres.

Partant de ce constat, je vais peut-être vendre un joueur de mon banc qui a selon moi trop de valeur pour ainsi libérer du cash. Pour ne pas faire ce transfert dans le « vide », pourquoi ne pas miser sur un joueur de 3e ou 4e trio d’une grosse équipe et ainsi espérer le récupérer à partir des demi-finales. Des joueurs comme Yannick Zenhder (3M$,29 GP, 10.12 TOI/GP, 3G, 3A), Yannick Frehner (1M$, 28 GP, 9.36 TOI/GP, 1G, 2A) ou Sven Leuenberger( 2.5M$ , 29 GP, 12.35 TOI/GP, 2G, 1A) sont par exemple des candidats intéressants.

Après ces quelques pistes de réflexion, il est temps pour moi de me loguer sur hockeymanager.ch, de cliquer sur la page transferts et de débuter le casse-tête. J’espère que cette stratégie va me permettre d’atteindre mes objectifs et qu’au passage elle peut vous donner des pistes pour la suite. N’oublions pas qu’au final, on a beau faire toutes les stratégies possibles au monde, un joueur blessé ou un urgent besoin de points peut changer les plans à tout moment.

Je vous souhaite une belle année 2020 et un franc succès pour la fin de la saison.